MAFIA-Familles mafieuses new yorkaises

Famille Bonanno
La Famille Bonanno est une famille mafieuse de New York, fondée par Cola Schiro en 1928.
Elle est peu influente, tout comme sa cousine la Famille Colombo mais sous Joseph Bonanno, elle joua un role prépondérant jusqu'en 1960, avant de tomber dans l'oubli et la servitude des autres familles.

Parrains de la famille Bonanno
• 1928-1930 : Cola Schiro
• 1930-1931 : Salvatore Maranzano ¹
• 1931-1964 : Joseph Bonanno
• 1964-1966 : Frank LaBruzzo
• 1966-1968 : Gaspare DiGregorio
• 1968-1970 : Paul Siacca
• 1970-1972 : Conseil co-dirigé par Philip Rusty Rastelli, Joseph Zicarelli, Joseph DiFillippi et Natale Evola
• 1972-1973 : Natale Evola
• 1973-1974 : Philipp Rusty Rastelli
• 1974-1979 : Carmine Galante ¹
• 1979-1980 : Caesar Bonaventre
• 1980-1985 : Philipp Rusty Rastelli
• 1985- : Joseph Massina
¹ Mort assassiné.

Activités
• Construction et transport de matériaux
• Immobilier et parkings
• Cimenteries
• Aciéries
• Restauration et jeux



Famille Colombo
La fondation de la Famille Colombo remonte à 1930, son premier parrain fut Joe Profaci jusqu'en 1962. Son actuel dirigeant est Joe Cacace.
Ce fut certainement la famille la moins influente de la mafia new-yorkaise mais elle tenait une place privilégiée car elle a su rester hors des conflits.
Ses activités s'articulent autour des blanchisseries, des transports, de la prostitution, de la location de camions, du bâtiment, des cimenteries et du traitement des déchets. Cette famille s'appelait Profaci avant la mort de son chef Joe Profaci.

Liste des parrains de la famille Colombo
• Joseph Magioco (1962-1963)
• Joe Colombo (1963-1971)
• Vincent Aloi (1971-1972)
• Joseph Yacovelli (1972-1973)
• Joseph Brancato (1973)
• Thomas DiBella (1973-1978)
• Carmine « The Snake » Persico (1978-1984)
• Vic Orena (1984-1992)
• Andrew Russo (1992-2000)
• Alfonse « Allie Boy » Persico (2000-2002)
• Joe Cacace (2002-)



Famille Genovese
La Famille Genovese est une organisation de la Cosa Nostra.

Elle eut plusieurs chefs :
• Giuseppe Battista Balsamo (1895-1924)
• Giuseppe Masseria (1924-1931)
• Lucky Luciano (1931-1947)
• Frank Costello (1947-1957)
• Vito Genovese (1957-1969)
• Tommy Eboli (1969-1974)
• Vic Orena (1974_1979)
• Philip Lombardo (1979_1984)
• Anthony Salerno (1984-1987)
• Vincent Gigante (1987-1997)
• Frank Tieri (1997_2001)
• Dominick Cirillo(2001-)
Elle fut une rivale de la famille Lucchese.



Famille Gambino

La Famille Gambino est une organisation criminelle faisant partie des Cinq familles mafieuses de New York. Elle a été fondée vers 1897, son premier parrain fut Giuseppe Battista Balsamo.

Chefs de la famille Gambino• 19??–1916 — Pellegrino Morano
• 1916–1928 — Salvatore D'Aquila
• 1928–1930 — Alfred Mineo
• 1930–1931 — Francesco "Frank" Scalise
• 1931–1951 — Vincent Mangano
• 1951–1957 — Albert Anastasia
• 1957–1976 — Carlo Gambino
• 1976–1985 — Paul Castellano
• 1986–1992 — John Gotti
• 1992–1996 — John Gotti, Jr. (boss actif)
• 1996–1997 — Nicholas Corozzo (boss actif)
• 1997–1999 — John Gotti, Jr. (boss actif)
• 1999–2003 — Peter Gotti (boss actif, boss depuis 2002–2003)
• 2003–2004 — Arnold Squitieri (boss actif)
• 2004– ? — Nicholas Corozzo

Activités
• Hotels et restaurants
• Construction et cimenteries
• Voirie
• Prostitution, trafic de stupéfiants et boîtes de nuit


Famille Lucchese
La Famille Lucchese est une organisation new-yorkaise de la Cosa Nostra dont la fondation remonte à 1917. Elle eut notamment comme chef, Tommy Three Fingers Lucchese. Elle fut rivale avec les familles Gambino et Genovese.

Parrains de la famille Lucchese
• 1917-1930 : Gaetano Reina
• 1930-1953 : Gaetano Gagliano
• 1953-1967 : Gaetano « Thomas » Lucchese
• 1967-1974 : Carmine Tramunti
• 1974-1986 : Anthony « Tony Ducks » Corallo
• 1986-1992 : Vittorio Amuso
• 1992-1993 : Alfonse « Little Al » D'Arco
• 1993-2002 : Joe DeFede
• 2002-2003 : Vittorio Amuso
• 2003- : Louis Daidone

Activités
La famille Lucchese est particulièrement présente dans les activités suivantes :
• Transports, livraison de carburant
• Taxis et parkings
• Industrie textile
• Nettoyage
• Restauration
# Posté le samedi 16 septembre 2006 08:37
Modifié le lundi 23 juillet 2007 00:31

MAFIA-Sam Giancana mafioso célèbre

MAFIA-Sam Giancana mafioso célèbre
Sam Giancana

Salvatore "Sam" "Mo" "Momo" "Mooney" Giancana (15 juin 1908 - 19 juin 1975) fut le boss de la famille de Chicago de 1957 à 1966.
Né à Chicago, il fut arreté plus de 70 fois dans sa vie et emprisonné seulement deux fois.
Il est reconnu que Joseph Kennedy a demandé l'aide de Giancana afin de mobiliser les syndicats pour faciliter la nomination de John Kennedy lors du congrès Démocrate qui préparait les élections de 1960. Il y a de fortes présomptions que durant sa présidence, JFK et Giancana aient gardé des liens, notamment par l'intermédiaire d'une maîtresse commune, Judith Campbell Exner. Selon certains témoins, la mafia de Chicago aurait été utilisée pour tenter d'assassiner Castro.
En 1966 Giancana fut forcé de rendre la main pour avoir prit de trop grosses commissions sur les bénéfices des casinos sud américains. Il s'exila au Mexique. A son retour 7 ans plus tard il fut assassiné.
# Posté le jeudi 14 septembre 2006 09:36
Modifié le lundi 23 juillet 2007 00:31

MAFIA-Al Capone mafioso célèbre

Al Capone

Al Capone est le plus célèbre des gangsters americain des années 1920 et années 1930. Personnage emblématique de l'effondrement de l'état de droit dans les États-Unis de la prohibition, son œuvre criminelle a conféré à Chicago la triste réputation d'une ville sans foi ni loi.

Sommaire• 1 Biographie
o 1.1 Biographie restituée dans le contexte
 1.1.1 Les années 1920 aux États-Unis
 1.1.2 Adolescence de Capone
 1.1.3 L'avant Parrain
 1.1.4 Al Capone maître de Cicero
 1.1.5 L'empire Capone
 1.1.6 Le massacre de la Saint-Valentin
 1.1.7 Ennemi public numéro 1
 1.1.8 La soupe populaire
 1.1.9 La fin de Capone
 1.1.10 L'après Capone
• 2 Culture populaire
• 3 Bibliographie
• 4 Lien externe

Biographie

Al Capone né Alphonse Caponi le 17 janvier 1899 à New York, dans le quartier à majorité afro-américaine de Brooklyn. Adolescent, il rejoint la bande des Brooklyn Rippers, puis celle des Forty Thieves Juniors. Plus tard, on le retrouve à Manhattan, dans le gang des Five Points dirigée par Frankie Yale. Celui-ci l'engage comme barman et videur au Harvard Inn. C'est au cours d'une dispute avec un client qu'il reçoit sur la joue le coup de rasoir qui lui vaudra son surnom « Scarface », le « Balafré » en français.
En 1918, il épouse une irlandaise du nom de Mary Coughlin. Il commet au moins deux meurtres avant de partir s'installer à Chicago et se mettre au service de Johnny Torrio, un patron de la pègre. En 1922, ayant fait la preuve de ses bonnes dispositions, Capone devient le bras droit de Torrio.
En 1925, Torrio est grièvement blessé au cours d'une fusillade et décide de prendre sa retraite dans son Italie natale, abandonnant les commandes à Capone. La guerre impitoyable que celui-ci livre alors à ses adversaires Bugs Moran et Hymie Weiss, ainsi que l'instauration, sous sa férule, d'une corruption organisée des autorités locales lui assurent une renommée internationale.
Al Capone a surtout laissé un nom dans l'histoire du grand banditisme pour avoir été, de 1925 à 1930, au plus fort de la Prohibition, le patron de l'industrie du vice à Chicago. Il a amassé une fortune immense (ses revenus annuels ont atteint 100 millions de dollars de l'époque) grâce à l'exploitation de speakeasies (bars clandestins), de tripots, de bordels, de boîtes de nuit, de distilleries et de brasseries, et à ses activités dans le milieu hippique. Ses méthodes d'intimidation étaient telles que, faute de témoins à charge, il ne fut jamais poursuivi, même pour des crimes notoires.
Al Capone est l'instigateur du massacre de la Saint-Valentin (« Valentine massacre ») (14 février 1929), au cours duquel ses principaux adversaires sont abattus, alors que lui-même se trouve en Floride.
En 1931, il est condamné pour fraude fiscale, finalement trahi par un train de vie exagérément supérieur à ses revenus officiels.
Le gouvernement fédéral ayant en effet renforcé la répression en matière fiscale, Eliot Ness, agent du bureau de la Prohibition, secondé de ses fameux « Incorruptibles », ainsi que Frank Wilson, agent du service des impôts, peuvent enfin entrer en action.
Ayant à répondre d'accusations de fraude fiscale et d'infraction aux lois sur la Prohibition, Al Capone plaide d'abord coupable, espérant se tirer d'affaire grâce au paiement d'une caution. Mais après que le juge eût rejeté la requête de l'avocat et l'échec d'une tentative de subornation du jury, l'« Ennemi public N°1 » est déclaré coupable et condamné à onze années de prison, à 50 000 dollars d'amende, et à 30 000 dollars de frais de justice.
Al Capone est d'abord envoyé dans une prison d'Atlanta d'où il peut continuer à gérer ses affaires, avant d'être transféré dans la célèbre prison d'Alcatraz, soumis à un régime très sévère et placé à l'isolement.
Avec la fin de la Prohibition et privé de son chef, l'« Empire » qu'Al Capone a édifié est englouti par ses successeurs. Mal soigné d'une syphilis et ne représentant plus une menace, il est relaxé en 1939, et libéré. Le 21 janvier 1947, alors qu'il vit en Floride, il est victime d'une apoplexie, probablement liée à sa syphilis, et perd connaissance. Il reprend connaissance mais est victime d'une pneumonie, le 24 janvier de la même année : il meurt le lendemain, victime d'un arrêt cardiaque.
Al Capone est d'abord inhumé sur le Mount Olivet Cemetery (« Mont Olivier ») à Chicago, auprès de son père Gabriele et de son frère Frank. Mais en mars 1950, il est inhumé au Mount Carmel Cemetery.

Biographie restituée dans le contexte


Al Capone vers 1917-1918
Les années 1920 aux États-Unis

Le début du XXe siècle dans l'histoire américaine sont marquantes. C'est en 1920 que les femmes obtinrent le droit de vote (19e amendement de la Constitution américaine). C'est aussi dans les mêmes années que le Sénat américain refuse d'adhérer à la Société des Nations, société qui était au départ une idée du président Wilson. Contre celui-ci, Warren Harding fut élu à la présidence dans ces années.
C'est dans ces années de changement que commence le règne d'Al Capone sur Chicago. C'est en effet dans ce contexte sociopolitique que la mafia américaine (dirigée en majorité par des italo-américains) put émerger en puissance dans les villes importantes des États-Unis. Le sénat américain vota en faveur de l'amendement 18 de la Constitution américaine, qui posait les bases de ce qu'on a appelé la Prohibition. C'est donc dans l'objectif de réduire l'alcoolisme, d'augmenter la productivité dans les usines par cette réduction de l'alcoolisme, et de diminuer la violence conjugale que la prohibition entrera en vigueur le 17 janvier 1920. Le nom de l'amendement est « Volstead Act » (décret Volstead), du nom de Andrew J.Volstead qui rédigea le décret.

Adolescence de Capone
Contrairement aux rumeurs colportées sur son lieu de naissance en Sicile, Al Capone est né à Brooklyn le 17 janvier 1899. Alphonsus Capone déménagea plusieurs fois avec sa famille (originaire de la région de Naples) au cours de son enfance, restant néanmoins toujours à New York. Il quitta l'école à 14 ans après avoir frappé un professeur et commença peu de temps après à accomplir de petites missions pour un de ses voisins, Johnny Torrio, qui contrôlait la loterie du quartier italien ainsi que plusieurs bordels et tripots.

L'avant Parrain
Johnny Torrio, L'homme qui donna sa chance à Capone
Il faisait donc des sales boulots pour Torrio. « Torrio présenta Capone à Frankie Yale, un des maîtres de la pègre new-yorkaise; ce dernier donna du travail là Capone au Harvard Inn qu'il dirigeait sur Coney Island. C'est lors d'une bagarre au sujet d'une fille de l'établissement que Capone reçut les trois coups de rasoir au visage qui lui valut le surnom de « Scarface », le balafré. En 1918, Capone quitta son travail et s'enfuit pour Baltimore. Quand son père mourut en 1920, Torrio le contacta, lui indiquant que Chicago était un terrain quasiment libre l'invitant à le rejoindre sur place. C'est à Chicago collaborant avec Torrio, que Capone commença son ascension vers les plus hautes sphères du crime organisé. »
Quelques faits sur la carrière de Capone afin de montrer la manière de monter les échelons de la « famiglia ». « À l'arrivée de Capone l'organisation de Torrio était déjà une affaire très rentable, rapportant 10 millions de dollars par an grâce à la bière, le jeu et la prostitution. Le gang comptait entre 700 et 800 hommes. Capone commença en bas de l'échelle comme rabatteur à l'entrée d'une maison close. C'est probablement là qu'il rencontra Jack Guzik, un membre d'une famille juive de proxénétisme. Ils se lièrent rapidement, et Guzik devint le trésorier de l'organisation. L'estime que Capone portait à Guzik fut démontrée en 1924, quand un braqueur nommé Jow Howard fit une remarque antisémite en leur présence. Capone l'abattit de six balles, devant témoins, dans un saloon de South Wabash Avenue. Capone fut interrogé par le procureur adjoint de l'État, William McSwiggin, mais relâché faute de preuve, tous les témoins semblaient soudainement souffrir de troubles de la mémoire. En 1922, Capone fut rejoint par son frère Ralph. Al devint patron du Quatre-Deux, et associé de Torrio, recevant un salaire de 25 000 dollars par an. En 1923, poussés par l'élection de William E. Dever un maire peu coopératif qui avait fait fermer 7000 bars clandestins, Torrio et Capone déplacèrent leur quartier général du Quatre-Deux jusqu'à l'Hawthorne Inn, à Cicero, dans la banlieue de Chicago, et donc hors de la juridiction du maire.
Le secteur était dominé par la centrale Western Electric, qui employait 40 000 personnes et payait bien, la population avait donc beaucoup d'argent à dépenser dans les officines de paris et les bars de Capone. Cicero avait aussi une importante communauté tchèque, habituée à la bière bohémienne fournie par les O'donnell du quartier Ouest, qui n'avaient pas rejoint le syndicat de Torrio, et considéraient Cicero comme faisant partie de leur territoire. Sans les en informer, ce que la plus élémentaire courtoisie professionnelle aurait dicté, Torrio testa l'étendue de leur pouvoir en installant une maison de passe sur Roosevelt Road. La police locale, à la demande des O'Donnell, la fit promptement fermer : les O'Donnell désapprouvaient la prostitution. Ils autorisaient le jeu, par contre, mais uniquement sous la forme de machines à sous, contrôlées par un élu local nommé Eddie Vogel. Torrio pour venger la fermeture de son bordel, envoya le shérif du comté de Cool confisquer les machines à sous de Vogel. Torrio organisa ensuite une rencontre avec Vogel et les O'Donnell et négocia une trêve.
Les machines furent rendues, et Torrio accepta de ne pas ouvrir de maisons closes à Cicero. Il permettait aussi aux O'Donnell de continuer la distribution de bière dans certains quartiers de la ville. En échange le Syndicat obtenait l'autorisation de vendre de la bière dans le reste de la ville, et d'ouvrir des casinos et des cabarets ou il voudrait. Ayant pris pied dans Cicero, Torrio laissa les affaires à la charge de Capone et repartir pour l'Italie avec sa mère et quelques millions de dollars. Il acheta une villa pour la vieille femme, mit le reste de l'argent dans une banque italienne, et repartit pour Chicago. »

Al Capone maître de Cicero
Un événement tragique se déroula dans la vie d'Al Capone. La mort de son frère Frank... Le premier défi auquel Capone eut à faire face fut la prise en main de la municipalité de Cicero. L'opportunité s'en présenta à l'occasion de l'élection municipale de 1924, opposant le démocrate Rudolph Hurt et le républicain Joseph Z. Klenga l'élection eut lieu le 1er avril. Capone mit tout le poids du Syndicat dans la balance pour favoriser Klenga. Capone avait installé toute sa famille à Chicago, et ses frère Ralph et Franck, ainsi que son cousin Charly Fischetti aidèrent à la campagne musclée en faveur de Klenha et des autres candidats soutenus par les gangs. Ils étaient assistés par 200 hommes de main installés autour dans bureaux de vote pour terroriser les électeurs. Dans les circonscriptions votant traditionnellement démocrates, ils allèrent jusqu'à vider les urnes pour les bourrer de bulletins de leurs candidats. La violence de ces opérations et la rumeur de la fraude remontèrent jusqu'au juge du comté, Edmund J. Jarecki, qui déploya une force de 70 policiers en civil et en voitures banalisées ayant ordre d'aller chercher les responsables à Cicero. La première personne qu'ils virent en passant devant la centrale électrique fut Frank Capone. Ils freinèrent et sortirent de leurs voitures. Croyant à l'attaque d'un gang rival, Frank tenta de sortir son arme, mais fut coupé en deux par la décharge de plusieurs fusils. Les policiers vidèrent leurs armes sur son cadavre, et le laissèrent là. Il avait 29 ans. Le gang lui organisa de superbes funérailles, dans un cercueil plaqué argent, et la petite maison Capone sur South prairie avenue fut décorée avec 20 000 dollars de fleurs. Al Capone avait perdu un frère, mais il avait remporté l'élection et était à présent le maître de Cicero.

L'empire Capone
Pour continuer l'histoire Capone, ce parrain bâtit un véritable empire à la suite de tout cela. La base d'opérations de Capone à Cicéro était L'Hawthorne Inn, au 4833 de la 22e rue. L'attaque qui avait coûté la vie à son frère lui fit renforcer la sécurité, et il fortifia l'endroit, postant des hommes armés dans le hall et faisant poser des volets blindés aux fenêtres. Capone contrôlait à présent 161 bars clandestins à Cicero et 150 tripots. L'un d'entre eux, l'Hawthorne Smoke shop, situé dans Hawthorne Inn, rapportait 50 000 dollars par jour. Capone possédait aussi 22 maisons de passe, ne se sentant plus lié à l'accord passé avec les O'donnell. C'étaient des établissements de dernière catégorie, où les filles se vendaient pour 5 dollars, et où les clients attendaient assis sur des bancs de bois. Le chiffre d'affaires de l'empire de Capone avoisinait les 105 millions de dollars par an mais les coûts de fonctionnement étaient élevés. Les pots-de-vin à la police représentaient 30 millions à eux seuls. Mais malgré tout, les bénéfices restaient colossaux. Les hommes travaillant pour Capone gagnaient 250 dollars par semaine. Comparés aux employés de la Western Electric, ils étaient riches. Capone portait des costumes à 5000 dollars, et n'avait que 25 ans. Capone continue donc à prospérer des années durant. Éliminant sur son passage plusieurs adversaires tel O'Bannion et Weiss. Il continua sa vie de pacha dans le crime. Tous les meurtres qu'il fit restèrent impunis. Tous les procès contre les coups qu'il porta furent abandonnés soit faute de preuve, soit faute de témoin... En 1927 suite au procès opposant Sullivan (un gangster opérant dans la vente d'alcool illicite) au ministère public des États-Unis, la Cour suprême fit passer une loi autorisant le fisc à taxer les revenus de la vente illicite d'alcool au même titre que n'importe quel autre revenu. Même si la loi pouvait sembler absurde à première vue – pourquoi quelqu'un gagnant illégalement de l'argent irait-il le déclarer ?- elle devint vite une arme puissante contre les trafiquants. Ils pouvaient à présent être envoyés en prison pour fraude fiscale s'ils ne déclaraient pas la totalité de leurs revenus. Et s'ils la déclaraient, ils admettaient eux-mêmes leur participation à des activités illégales. Le bureau du procureur fédéral à Chicago estima à 105 millions de dollars le chiffre d'affaire de l'organisation de Capone, au titre du trafic d'alcool, du jeu, du proxénétisme et des rackets. Sur lesquels personne n'avait payé d'impôts. Une loi qui pourrait bien défaire l'empire Capone. Bien que Capone eut un train de vie très dispendieux, il empruntait souvent de fausses identités donc difficile de l'inculper.

Le massacre de la Saint-Valentin
Bugs Moran, la victime principale du massacre, mais qui en échappa
Comment parler de Capone sans revenir sur le 14 février 1929 ? Un massacre célèbre dans l'histoire américaine. Capone avait plusieurs adversaires. L'un d'eux, dirigeant un gang à majorité irlandaise, était particulièrement insistant. C'est pourquoi l'équipe de Capone mit en place une opération probablement imaginée par Jack McGurn, dans le but d'éliminer George Moran et les membres clés de son gang des quartiers nord. Capone quitta Chicago pour la Floride, laissant l'exécution du plan à la charge de Mcgurn, se taillant pour sa part un alibi parfait. Le quartier général de Moran était le garage de la SMS Cartage Company, au 2122 North Clark Street. Capone devait être certain que Moran et ses hommes soient tous réunis avant d'agir. Pour amorcer le piège il demanda à un braqueur de cargaison de Detroit de proposer à Moran de lui vendre un camion de whisky de contrebande (du Canada). Moran accepta d'acheter et demanda qu'on lui amène le camion au garage à dix heures et demie du matin, le 14 février jour de la Saint-Valentin.
À l'heure dite, en lieu et place du camion ce furent trois hommes portant l'uniforme de la police de Chicago et des mitraillettes Thompson qui se présentèrent accompagnés de deux hommes en civil. Leur voiture traversa la porte du garage. Il y avait là 7 personnes, 6 membres du gang et un respectable oculiste de Chicago, dont le seul crime était d'aimer fréquenter les gangsters. Les membres du gang ne s'inquiétèrent pas outre mesure, pensant à une simple descente de police. On leur ordonna de s'aligner face au mur. Puis les « policiers » (des hommes de Capone) ouvrirent le feu, les tuant tous. Les experts en balistique retrouvèrent par la suite entre 80 et 100 balles de calibre 45. Bugs Moran, le chef du clan, visé par l'attaque mais qui y avait miraculeusement échappé, déclara : « Seul Capone tue des gens comme cela »

Ennemi public numéro 1
La première arrestation d'Al Capone se fit arranger. Il fut décidé qu'à cause de la publicité du massacre de la Saint-Valentin il serait plus sage de calmer l'opinion publique et de lui donner une peine d'au moins un an. Donc Capone et Hoff le chef d'un poste de police de Chicago se mirent d'accord pour qu'il soit arrêté pour cause de port d'arme illégale. Il fut donc condamné à un an de prison où il fit arranger sa cellule luxueusement (moquette et meuble antique). Il ne fut libéré après dix mois de prison. Fait amusant chaque policier procédant à l'arrestation de Capone reçut 10 000 dollars pour sa capture.
Plusieurs manifestations anti-prohibition se faisaient sentir et l'opinion publique suite au massacre de la Saint-Valentin avait changé face à la mafia. Effectivement, avant le massacre les syndicats du crime jouissaient d'une popularité inouïe. Procurant de l'alcool au gens contre la prohibition ils avaient le soutien populaire. Mais le massacre sanglant et immoral pour certains, choqua l'opinion publique. La mafia n'ayant plus l'appui du public devait se faire plus discrète. Et les manifestations anti-prohibition et anti-mafia se succédèrent, l'amendement 18 de la constitution semblait de plus en plus en passe de disparaître.
En 1930, alors que l'abrogation de la Prohibition devenait probable, un associé de Capone, Murray Llewellyn Humphreys, suggéra une autre source de revenus. Il avait remarqué que les marges sur le lait étaient plus importantes que sur le whisky de contrebande, et le marché plus grand, puisque les enfants en consommaient. Capone adora l'idée. Humphreys fit enlever le président du syndicat local des livreurs de lait, touchant une rançon de 50 000 dollars, qu'il utilisa pour monter sa propre entreprise de livraisons, Meadowmoor Dairies, et mina la concurrence en employant des chauffeurs non syndiqués. Les prix baissèrent, et bientôt Meadowmoor détint un monopole de fait sur ce marché, rare exemple de prise en main d'un marché par un gang à avoir bénéficié au public.

La soupe populaire
À 31 ans Capone était l'homme le plus puissant de Chicago. Son revenu net tiré des rackets et du proxénétisme était estimé à 6 millions de dollars la semaine. Pourtant on était au début de la Grande Dépression. On voyait partout dans le pays des entreprises faire faillite et des sommes folles être englouties par la bourse qui s'effondra le 29 octobre 1929, entraînant à sa suite les marchés financiers du monde entier. Début 1931, alors que la crise s'aggravait, des milliers de chômeurs se retrouvèrent dans les rues de Chicago. Capone saisit l'opportunité de combattre son image d'ennemi public numéro 1 en ouvrant une soupe populaire sur South State Street pendant les mois d'hiver. Le jour de Thanksgiving, il nourrit plus de 5000 personnes. Ces preuves de bonne volonté aidèrent à améliorer son image auprès du peuple américain. Mais ne fit rien pour calmer le fisc, qui se demandait d'où sortait l'argent.

La fin de Capone
Le fisc qui s'acharnait toujours sur « Scarface » n'était pas capable de prouver ni ses meurtres, ni ses trafics d'alcool et ses rackets, les enquêteurs se concentrèrent donc sur les dépenses de ce dernier, les comparant méticuleusement à ses revenus déclarés. Le fisc enquêta dans les boutiques de Chicago et de Miami pour calculer le prix de ses meubles, de sa vaisselle et même de ses sous-vêtements. Après des centaines d'interrogatoires, il était clair que ses revenus étaient bien plus importants que ce qui était déclaré. On chiffra ses revenus nets en 1924 et 1929 à 1 035 654 dollars et 84 cents, représentant 215 080,48 dollars d'impôt. On lui laissa une chance de payer, il refusa. Le 5 juin 1931 il fut inculpé pour fraude fiscale, fut jugé le 7 octobre et condamné a 11 ans de prison et 80 000 dollars d'amende. Il passa d'une prison du comté de Cool à la prison d'État d'Atlanta puis en 1934 à Alcatraz. En 1939 attaqué par la syphilis, il fut envoyé à Terminal Island, près de Los Angeles, puis rendu à sa famille. Capone mourut chez lui, d'une crise cardiaque, le 25 janvier 1947.

L'après Capone
Quand Capone était arrivé à Chicago en 1921, la ville était un méli-mélo de gangs ethniques combattant pour un territoire. Dix ans plus tard, quand il fut envoyé en prison la situation avait bien changé. Quand la prohibition fut abrogée le 5 décembre 1933 par le 21e amendement de la constitution des États-Unis. Les vieux gangs avaient disparu, absorbés par l'organisation de Capone. Les autorités et le peuple américain croyaient qu'en éliminant Capone, en le confinant à Alcatraz, que son gang s'effondrerait. La presse avait donné du gangster l'image du génie du crime, seul responsable de la corruption politique et de la violence qui tenait la ville. Mais tous étaient dans l'erreur. Bien sûr Capone a instauré un modèle de choix dans les organisations criminelles mais lors de sa mort l'organisation ne disparut pas. Capone avait fait de l'organisation de Torrio une entreprise moderne destinée à survivre à ses créateurs. La prohibition lui avait permit d'amasser assez d'argent pour pouvoir diversifier et créer un réseau la liant à d'autres groupes criminels, à New York, dans le New Jersey, à Buffalo, à Cleveland, à Kansas City au Canada et dans les Caraïbes qui tous avaient été impliqués dans la production et la logistique de la contrebande d'alcool. Ces groupes au départ indépendants étaient maintenant en contact permanent. Toute la technologie moderne (téléphone, voiture, autoroute) leur permirent de faciliter les contacts et de créer un réseau très étendu du crime organisé.

Culture populaire
Al Capone est sans aucun doute le plus célèbre et le plus populaire des gangsters américains du XXe siècle. C'est à ce titre qu'il a fait l'objet de nombreux articles, livres et films. Les interprètes d'Al Capone au cinéma sont nombreux : citons en particulier Wallace Beery, Paul Muni, Rod Steiger, Neville Brand, Jason Robards et Robert De Niro.
À la télévision, la légende d'Al Capone constitue l'un des thèmes de la série des Incorruptibles, commencée en 1959 et adaptée par la suite au cinéma, qui a donné naissance au mythe d'une rivalité personnelle entre le tristement célèbre Balafré et l'incorruptible Eliot Ness.
Mentionnons, pour finir, une apparition d'Al Capone dans l'album d'Hergé Tintin en Amérique, unique exemple dans les Aventures de Tintin où l'on peut voir l'intrépide reporter affronter un personnage ayant vraiment existé.
# Posté le jeudi 14 septembre 2006 09:34
Modifié le mercredi 01 août 2007 10:25

MAFIA-Joe Adonis mafioso célèbre

MAFIA-Joe Adonis mafioso célèbre
Joe Adonis


Joe Adonis était un mafieux américain. Il est né sous le nom de Giuseppe Doto, à Montemarano (près de Naples) en 1902, et est mort en 1972. Son surnom lui a été donné par le parrain Salvatore Maranzano, en référence à Adonis, héros antique célèbre pour sa beauté. Il immigra clandestinement en 1915 et s'installa à Brooklyn.
Dans sa jeunesse, Joe Adonis se lia d'amitié avec Lucky Luciano. Avec lui, il développa de petits rackets, et s'impliquèrent dans la prostitution et les jeux de hasard. Il acquit une réputation de beau gosse soucieux de son apparence. Il fit un séjour en prison au début des années 1920, après avoir violé une femme insensible à ses avances. Il travailla plus tard comme homme de main du caïd Frankie Yale, qui controllait les rackets de Brooklyn, et fit ainsi connaissance avec Al Capone.
En 1930, il rejoignit les troupes du parrain Joe Masseria aux cotés de Lucky Luciano. Il suivit ce dernier lorsqu'il fomenta l'assassinat de Masseria auquel il participa. Lors de la création de la Commission (conseil exécutif de la Mafia italo-américaine, il en devint un membre permanent, et se chargea de la corruption de plusieurs politiciens et officiers de police. Contrôlant Broadway et le centre de Manhattan depuis son fief de Brooklyn (après le meurtre de Yale commandité par Capone), il fut également associé à des rackets de Luciano, Meyer Lansky, Vito Genovese et Lepke Buchalter, et s'enrichit avec la prostitution et la vente d'alcool. Il réinvestit ses gains, bâtissant son propre empire criminel. Il acheta des concessionnaires automobiles dans le New Jersey où ses hommes de main extorquaient les clients, et s'intéressa à la fabrication de cigarettes en volant machines et cargaisons.
Relativement inconnu, Joe Adonis passa à travers la répression des autorités judiciaires contre le crime organisé dans les années 1930. Pendant l'incarcération de Lucky Luciano (de 1936 à 1946), avant et pendant la Seconde guerre mondiale, il renforça encore un peu plus son pouvoir au sein de la Commission. En décembre 1946, Joe Adonis participa à la conférence de La Havane, au cours de laquelle Lucky Luciano réaffirma sa position dominante. Joe Adonis accepta de se cantonner au New Jersey, où il continua de faire des profits tant de ses activités légales que criminelles. En 1951, il devint sous-chef de la famille Gambino, dont le parrain était alors Albert Anastasia.
À partir de la fin des années 1940, il commença à être dans le collimateur de la justice, notamment à cause d'allégations d'Abe Reles, tueur de Murder Incorporated, la branche de la Commission chargée des exécutions et mis au jour en 1940. Appelé à témoigner par la commission Kefauver sur le crime organisé au Sénat en 1950, il s'en sortit en se réfugiant derrière le cinquième amendement de la Constitution américaine, qui donne le droit de ne pas témoigner contre soi-même.
En août 1953, le gouvernement apprit que Joe Adonis n'était pas naturalisé citoyen des États-Unis, et il fut immédiatement expulsé vers l'Italie, avec des millions de dollars dans ses bagages. Il vécut dans une luxueuse villa dans les environs de Naples, non loin de Lucky Luciano. Mais les deux hommes ne s'adressaient pas la parole, certainement parce que ce dernier reprochait à Adonis d'avoir cédé ses rackets de New York à son ennemi Vito Genovese.
En novembre 1972, il fut arrêté par la police italienne, en pleine opération anti-mafia. Il fut amené dans une maison isolée pour un interrogatoire et mourut d'une crise cardiaque. Son enterrement dans le New Jersey fut discret.
# Posté le jeudi 14 septembre 2006 09:28

MAFIA-Vito Genovese mafioso célèbre

MAFIA-Vito Genovese mafioso célèbre
Vito Genovese

Vito Genovese était un mafieux américain. Il est né à Rosiglino, près de Naples en 1897, et est mort dans la prison de Springfield aux États-Unis en 1969.

Sommaire
• 1 Second de Luciano
• 2 L'exil italien
• 3 La prise du pouvoir
• 4 La chute

Second de Luciano
Genovese émigra à New York en 1913. Il commença sa carrière mafieuse sous les ordres du parrain de New York Joe Masseria, et en travaillant dans les braquages, le proxénétisme, l'alcool et la drogue avec Lucky Luciano, Meyer Lansky, Bugsy Siegel et Frank Costello. Il se rangea aux cotés de Luciano, dont il devint l'un des principaux lieutenants, lors de la guerre des Castellammarese, et faisait partie des "jeunes loups" que voulait abattre Salvatore Maranzano, parrain rival de Masseria. Il participa directement à l'assassinat de ce dernier, en avril 1931.

L'exil italien
Après l'incarcération, en 1936, de Luciano, homme fort de la mafia américaine, Genovese vit une occasion de grimper dans la hiérarchie criminelle et entama une série d'assassinats pour s'imposer. L'une de ses premières victimes fut un racketteur de faible envergure, Ferdinand "The Shadow" Boccia. L'un des tueurs, à son tour menacé, denonça le commanditaire, et Vito Genovese fut obligé de s'enfuir en Italie en 1937.
Dans l'Italie fasciste, il devint l'un des proches amis de Benito Mussolini qu'il aurait fourni en drogue. Il organisa ensuite l'assassinat en 1943, à New York, de l'éditeur et opposant italien Carlo Tresca. La même année, lorsque les Américains débarquèrent en Sicile, il se rangea à leurs cotés, se fit employer comme interprète et s'enrichit considérablement avec le marché noir. Repéré par un jeune sergent de la police militaire, Genovese fut interpellé et renvoyé aux États-Unis, où il était toujours recherché pour meurtre. Mais l'affaire fut aussitôt classé, l'un des témoins à charge ayant été empoisonné alors qu'il se trouvait dans les locaux de la police.

La prise du pouvoir
En 1946, Vito Genovese participa à la conférence de La Havane, où il comptait prendre le pouvoir sur la mafia américaine. Albert Anastasia et Lucky Luciano firent front contre lui. Ce dernier, revenu de son exil en Italie, leader contesté seulement par Genovese, lui interdit de vendre de la drogue. Une altercation éclata entre Luciano et Genovese, qui s'en sortit avec plusieurs côtes brisées, mais finalement, les participants à cette réunion parvinrent à éviter une nouvelle vendetta.
Vito Genovese s'investit malgré tout dans la vente de drogue et lorgna sur la famille de Lucky Luciano, dont il était l'underboss (commandant en second). Désirant toujours devenir capo di tutti capi (chef de tous les chefs), il entreprit une série d'assassinats parmi les pontes de la mafia américaine. En 1951, lors d'une réunion de la Commission, il appuya, contre l'avis de Frank Costello et Joe Adonis, mais comme Albert Anastasia, l'élimination de Willie Moretti, chef de la mafia du New Jersey, qui avait violé l'omerta devant la commission sénatoriale Kefauver.
En avril 1957, il commandita l'assassinat de Frank Costello, mais celui-ci ne fut que blessé. Il décida néanmoins de prendre sa retraite, et Genovese put prendre le contrôle de la famille Luciano, qui plus tard prit le nom de famille Genovese. En octobre de la même année, il fit exécuter son nouveau rival principal, chef de la future famille Gambino, Albert Anastasia, par les frères Gallo.

La chute
En novembre 1957, Genovese, organisa chez Joseph Barbara, à Appalachin, dans l'État de New York, une réunion des principaux chefs mafieux, pour se faire introniser capo di tutti capi. Joseph Bonanno, Carlo Gambino, Sam Giancana et Santo Trafficante, entre autres, étaient présents. Un policier de l'État remarqua le manège des voitures de luxe, nota les immatriculations des véhicules, puis fit encercler la propriété. Plusieurs mafieux essayèrent de fuir à travers champs, mais la plupart furent arrêtés et l'intronisation de Genovese échoua. La version du coup de filet chanceux défendue par les autorités est contredite par une autre version, qui fait de Lucky Luciano et Meyer Lansky les informateurs de la police.
En 1959, Lucky Luciano, depuis l'Italie, organisa en sous-main une transaction d'héroïne devant parvenir à la famille Genovese à New York. Il s'agissait d'un traquenard, la police ayant été prévenue. Genovese fut emprisonné, et Thomas Eboli devint le chef de la famille. Mais, concrètement, Vito Genovese continuait à donner des directives depuis sa cellule. Il mourut en prison en 1969.
# Posté le jeudi 14 septembre 2006 09:24